The Supremes : video d’un show télé du titre “stop in the name of love”
Dans le registre musical, il y avait les Supremes et les Temptations : les Supremes pour les filles, les Temptations pour les garçons. D’un côté Diana Ross et ses copines de Detroit de l’autre Eddie Kendricks et sa bande de joyeux drilles. Comme avec les pochettes, on y trouvait de belles surprises. Tiens, prend la pochettes roses par exemple. Dedans, tu pouvais tomber sur « Baby Love » (number one dans les charts en 64), sur le magistral « Stop ! In The Name of Love » (before you break my heart) de l’année 65, “Back In My Arms Again” ou encore “You Can’t Hurry Love” (de l’album Supremes A Go-Go, 1966) tout ça conduit par la belle Diana Ross. Cette pochette en forme de cône rose méritait vraiment le statut de « suprême ».
Ca commence au début des années 60, époque où Diana Ross, Florence Ballard, Mary Wilson et Betty McGlown (toutes originaires d’une cité HLM de Detroit) décide de monter The Primettes pour répondre de manière féminine aux Primes formés récemment par Eddie Kendricks et Paul Williams. Elles sortent un premier 45T chez Lupine Records qui passe complètement inaperçu sauf peut-être pour le producteur Berry Gordy qui les trouvent vraiment mignonnes (à défaut d’aimer leur musique). Il apprend que Betty McGlown a décidé de laisser tomber l’aventure et qu’elle vient de céder sa place à Barbara Martin mais cela ne le gêne guère pour les faire signer chez Motown, à la condition qu’elles changent de nom (« primettes » faisant trop « Fantômette » ou « trompettes »). Et puis leur potes des Primes ont déjà troquer leur nom pour celui de The Temptations. Le 15 janvier 1961, les Supremes signent chez Motown.
Donc, entre 61 et 63, les Supremes enregistrent pas moins de huit 45T et tapent dans le Top 50 à la fin de l’année 63 via leur « When The Lovelight Starts Shining Trough His Eyes ». Printemps 64, c’est au tour du 45T « Where Did Our Love Go » de renverser les cœurs et de traverser l’Atlantique. Comme de bien entendu, le 45T devient album et nous fait découvrir « Baby Love », l’une des chansons les plus connues du 20e siècle.
“Ooh baby love, my baby love
I need you, oh how I need you
’cause baby love, my baby love
Been missing ya, miss kissing ya
Need ya, need ya
Baby love, ooh, baby love
Baby love, my baby love
Why must we seperate, my love”
En 65, cette chanson permet aux Supremes de recevoir leur premier Grammy Award catégorie « rythm’n’blues » et de devenir mondialement célèbres. Tout aurait été pour le mieux dans le meilleur des mondes si ce n’était les tensions internes qui commencèrent à émailler la maison Motown et les Supremes elles-mêmes. Beaucoup d’artistes de chez Motown, comme les Marvelette ou Martha Reeves & The Vandellas par exemple, critiquèrent ouvertement le producteur Gordy de trop en faire pour Diana Ross et pas assez pour les autres groupes. Il faut dire que Diana était devenu au fil du temps, l’enfant chérie de Gordy. Ca, la chanteuse Ballard ne le supportera pas, toujours mise sur la touche. Elle sombrera vite dans l’alcoolisme et la tristesse et c’est en titubant qu’elle arrivera dans les studios d’enregistrement (elle mourra en 76 à l’âge de 32 ans). Petit à petit le bateau prend l’eau.
Il sombrera dans les eaux glacées en 69, date qui verra Diana Ross se lancer dans la carrière solo qu’on lui connait.
Et maintenant voici un moment rare d’une émission de télévision ou l’on peut voir les divas interpréter l’un de leurs morceaux phares : “Stop in the name of love”.
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